Les usages
traditionnels
Vêtements | Outils | Médecine | Nourriture | Jeux
Les vêtements
L'usage traditionnel de lièvres pour la confection
des vêtements était limité en raison
de la fragilité de la peau. Les peaux servaient à vêtir
les enfants et à leur faire des sacs de couchage
chauds et confortables, ainsi qu'à fabriquer des
bas ('chaussettes') et des mitaines.
On employait parfois les peaux pour confectionner des
pantalons à la manière des pantalons en peau
d'ours blanc, le signe d'un bon chasseur.
La fourrure de lièvre arctique était utilisée
pour orner les calottes de danse des Inuits du cuivre.
Elle est encore utilisée dans de nombreuses communautés
du nord pour orner le capuchon des anoraks pour femmes,
jeunes enfants et poupées.
Les outils
Les chasseurs de la région de Pond
Inlet au Nunavut utilisaient les peaux de lièvre chaudes
et douces pour ne pas avoir froid aux pieds pendant
les longues heures qu'ils passaient debout à chasser
le phoque devant un trou dans la banquise. Ils s'en servaient
pour fabriquer des coussins sur lesquels ils se tenaient,
et faisaient parfois des housses semblables à des
pantoufles qu'ils portaient par-dessus leurs kamiks (chaussures).
Les chasseurs de phoques se cachaient souvent derrière
une voile blanche dans l'espoir de se confondre au
paysage enneigé. Ils préféraient les
peaux de lièvres arctiques parce qu'elles
sont beaucoup plus blanches que celles du renard arctique
(Vulpes lagopus), du chien (Canis
familiaris) ou de l'ours
blanc (Ursus maritimus).
De minuscules touffes de fourrure de lièvre arctique étaient
parfois utilisées pour fabriquer l'indicateur
délicat qui indique au chasseur qu'un phoque
va faire surface.
La patte de derrière du
lièvre arctique peut servir de brosse pour nettoyer
les vêtements ou la lentille d'une lunette
d'observation.
Médecine
Les peaux flexibles ou membranes sous-cutanées
du lièvre arctique (Lepus
arcticus) servaient communément à guérir
les coupures et les furoncles. Le sous-pelage était
utilisé comme pansement. On croyait que les glandes
mammaires de hases qui allaitaient avaient de nombreuses
vertus utiles : on les employait pour aider les mères à produire
un lait plus nourrissant et pour soulager les maux d'estomac.
|