 |
|
La pose de filets à lièvres
Le 27 avril 1970 -- « Nous
avons posé le filet dans la ravine enneigée… Nous
les y avons entraînés, ils ont couru
dans le filet et par-dessus, car nous leur avons
laissé le temps d'hésiter et d'observer
le filet… Nous avons replacé le
filet et les avons rassemblés de nouveau.
Cette fois, Phil et moi avons dû courir
pour les couper et les poursuivre un peu. Puis,
nous avons réussi à les faire entrer
droit dans le filet. Les deux ont été pris
et Phil a plongé sur un d'eux, mais le
temps que je me rende à l'autre, il était
parti. J'ai bondi dessus, mais je suis tombé à côté.
J'ai accroché la partie avant de celui
de Phil juste comme il partait et nous l'avons
immobilisé [et marqué] ». Le 27 avril 1970; -16°C (3°F).
|
|
 |

|
Un comportement
prévisible
« Un lièvre
a cette particularité de ne pas sauter
par-dessus un fil tendu se trouvant sur son chemin,
mais de toujours tenter de passer en-dessous.
Les Esquimaux en profitent et suspendent depuis
un fil tendu des collets si près les uns
des autres qu'il n'y a pas d'intervalle entre
eux. Lorsque le lièvre met sa tête
dans le collet, celui-ci se resserre et le tient.
Plus récemment, s'ils ont des pièges
en acier, ils peuvent être placés
sur les pistes. Le lièvre ne quittera
pas les sentiers battus et marchera dans le piège
sans la moindre peur. »
-Freuchen 1935
|
|
 |
|
|
L'archéologie
Des
fouilles dans l'histoire | Fil
de lièvre datant des Vikings | La
capture de lièvres
La capture de lièvres
On a trouvé des sites archéologiques sur l'île
d'Ellesmere au Nunavut ainsi qu'au Groenland où des
pierres et de grosses roches ont été placées
pour mener et capturer les lièvres arctiques (Lepus
arcticus).
 |
Cette tapisserie intitulée « Deux pièges » fait revivre la technologie ancienne du piège à lièvre traditionnel, appelé niggaq en inuktitut. L'artiste est Atungauyak Eeseemailee et la tisserande est Olassie Akulukjuk, tous deux de Pangnirtung au Nunavut.
|
Les archéologues ont découvert de nombreux
dispositifs pour piéger les lièvres dans les
larges vallées gazonnées, à l'extrémité est
de Sverdrup Pass sur l'île d'Ellesmere.
Ils ont été érigés par le peuple
thuléen il y a environ 800 ans. La grande quantité d'ossements
de lièvres trouvés dans les fondations des
maisons de ce peuple laisse croire que les pièges étaient
efficaces.
Les récits de cette technologie ancienne sont encore
vivants chez les aînés du Groenland et du Canada.
Nous savons donc comment elle était utilisée.
Les gens passaient des fils entre le sommet des roches de
plus grande taille et y suspendaient des collets ou des pièges.
Les lièvres sautaient par-dessus les plus petites
roches alignées entre les grandes roches et se faisaient
attraper.
Près du site du camp de recherche de David Gray à Sverdrup Pass, il y a deux endroits où l'on
menait des lièvres. Celui situé au sommet de
Snare Hill est le plus vaste jamais trouvé. L'autre
se trouve le long du rebord d'une colline au-dessus de Balanced
Rock Canyon. Les sites renferment des alignements en courbe
de grosses roches disposées aux trois mètres
environ, avec une ligne de petites roches au sol entre les
grosses roches.
Pour capturer des lièvres arctiques à des
fins de marquage et d'identification, David Gray utilisa
une technologie similaire lors de ses recherches : il
mena un groupe de lièvres vers des filets et des pièges
pour les capturer vivants au lieu d'utiliser des collets.
|