Les méthodes
de recherche
Trouver les lièvres | Marquer
les lièvres | Surveiller les lièvres | Notes prises sur le terrain
Trouver les lièvres
Comment le chercheur s'y prend-il pour trouver des
lièvres arctiques? Il s'agit essentiellement d'une
recherche visuelle, ce qui est plutôt facile dans
l'Extrême-Arctique où les lièvres n'ont
même pas un tout petit saule derrière lequel
se cacher. La présence ou l'absence de boulettes
fécales est un bon indicateur de leur présence
dans un endroit. Le nombre de boulettes fraîches
donne une idée de leur population.
Les boulettes trouvées autour des roches ou dans
d'autres endroits protégés fournissent également
des indices quant aux endroits précis où il
faut les chercher.
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Les boulettes fécales, l'urine et les cratères dans la neige identifient le lieu où des lièvres arctiques sont venus s'alimenter.
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On peut repérer des lièvres arctiques (Lepus
arcticus) en suivant des pistes fraîches dans la
neige. Leurs traces de doigts sont visibles, même
sur des bancs de neige durcie.
En été, il est possible de trouver des levrauts
en suivant pendant 24 heures une mère montrant des
signes évidents de lactation. Une fois durant cette
période, elle s'approchera des petits pour
les allaiter. Les observateurs vigilants peuvent donc localiser
le lieu d'allaitement et
déterminer le laps de temps entre les tétées.
Marquer les lièvres
À Sverdrup Pass au Nunavut, l'équipe
de recherche de David Gray piégeait les lièvres
arctiques dans des cages à treillis métallique
de type Tomahawk dotées de systèmes d'ouverture à porte
simple et à double porte. Les pommes séchées
se sont avérées l'appât le
plus efficace.
Chaque lièvre était pesé, mesuré,
marqué avec une couleur à l'aide d'acide
picrique et pourvu d'une petite étiquette d'oreille
colorée et numérotée du type utilisé par
les fermiers sur les porcs. En employant les différentes
combinaisons d'étiquettes de couleur dans
une ou les deux oreilles, on pouvait reconnaître
au moins 20 lièvres, même lorsque le numéro
des étiquettes n'était pas lisible.
Avec une lunette d'observation, il était possible
d'identifier certains lièvres à une distance
allant jusqu'à 2 km (1 mi) (dans de bonnes
conditions de luminosité) et le numéro d'étiquette était
lisible à une distance de 175 m (574 pi).
À l'automne 1986, 16 adultes et 4 levrauts
ont été marqués. Ils représentaient
presque 50 % de la population locale. En avril 1987, seuls
deux lièvres arctiques ont été repérés;
durant l'été, quatre qui étaient
marqués et 10 qui ne l'étaient pas ont été observés.
Deux autres lièvres ont été marqués
en 1988 et en 1990.
Surveiller les lièvres
Le matériel de base pour observer les lièvres
est une lunette d'observation ou un télescope
binoculaire monté sur un trépied. Le trépied
allonge la période d'observation éventuelle
et libère les mains pour prendre des notes ou des
photos. Le repérage des lièvres s'effectuait
au moins deux fois par jour à partir d'un
point surélevé, en escaladant en partie un
glacier en hiver ou des collines en été.
Les observateurs surveillaient les lièvres arctiques à différents
moments d'une journée de 24 heures, mais leurs
efforts étaient concentrés sur les cycles
d'alimentation actifs qui avaient lieu tôt
le matin et en milieu d'après-midi. Durant
la saison d'accouplement,
le quart de nuit prenait plus d'importance parce que la
fin de soirée et le petit matin sont des moments
de choix pour l'accouplement. Après la naissance
des petits, les heures d'observation estivales étaient
déterminées en fonction de l'horaire
d'allaitement des mères lièvres.
Notes prises sur le terrain
Les observations du comportement des lièvres ont été consignées
dans des carnets de notes ou sur magnétophone. On
transcrivait les notes dans des recueils de données.
Lorsque cela était possible, les observations étaient enregistrées à l'aide
de caméras 35 mm à téléobjectif
et de caméras Super-8 ou 16 mm ou d'une caméra
vidéo.
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Des photos aériennes de Sverdrup Pass furent utilisées
pour repérer les mouvements et le domaine vital
des lièvres arctiques. |
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