Sauter au contenu principal
Logo du Musée canadien de la nature.
Pour voir davantage du Musée virtuel du Canada / See more of the Virtual Museum of Canada.
Texte : Ukaliq le lièvre arctique.
Illustration d'une empreinte de lièvre arctique.
Accueil | Pour les enseignants | Bibliographie | Recherche | English
Texte : Parlons du lièvre arctique. Photo : Un lièvre arctique. Texte : Patrimoine, histoire et art. Photo : Une sculpture en ivoire de morse d'un lièvre arctique. Texte : Étudions le lièvre arctique. Photo : David Gray regarde dans une lunette d'observation. Texte : Jeux et activités. Photo : Un lièvre arctique pris sur le vif.
Textes : « Étudions le lièvre arctique » et « Ukaliq » en écriture syllabique inuktitut. Photos : David Gray regardant dans une lunette d'observation et une feuille d'érable.

>

Projet de recherche

>

Site d'étude

>

Méthodes de
recherche

>

Portraits de lièvres

>

Notes prises sur
le terrain

>

Collections de lièvres

>

Captivité

 

 

Illustration 1) Pistes de lièvre arctique dans la neige.

Agrandir l'image.Un lièvre arctique bondissant a laissé des empreintes dans la neige, montrant les pattes de devant écartées et les pattes arrière rapprochées.


Illustration 2) Heather Hamilton marque un lièvre arctique.

Agrandir l'image.Heather Hamilton marque un lièvre arctique à l'aide d'un sac de retenue et de pinces d'étiquetage.

 

 

 

 

 

 

 

Les méthodes de recherche

Trouver les lièvres | Marquer les lièvres | Surveiller les lièvresNotes prises sur le terrain

Trouver les lièvres

Comment le chercheur s'y prend-il pour trouver des lièvres arctiques? Il s'agit essentiellement d'une recherche visuelle, ce qui est plutôt facile dans l'Extrême-Arctique où les lièvres n'ont même pas un tout petit saule derrière lequel se cacher. La présence ou l'absence de boulettes fécales est un bon indicateur de leur présence dans un endroit. Le nombre de boulettes fraîches donne une idée de leur population. Les boulettes trouvées autour des roches ou dans d'autres endroits protégés fournissent également des indices quant aux endroits précis où il faut les chercher.

Illustration 3) Boulettes de lièvre arctique dans la neige.

Agrandir l'image.Les boulettes fécales, l'urine et les cratères dans la neige identifient le lieu où des lièvres arctiques sont venus s'alimenter.

On peut repérer des lièvres arctiques (Lepus arcticus) en suivant des pistes fraîches dans la neige. Leurs traces de doigts sont visibles, même sur des bancs de neige durcie.

En été, il est possible de trouver des levrauts en suivant pendant 24 heures une mère montrant des signes évidents de lactation. Une fois durant cette période, elle s'approchera des petits pour les allaiter. Les observateurs vigilants peuvent donc localiser le lieu d'allaitement et déterminer le laps de temps entre les tétées.

Marquer les lièvres

À Sverdrup Pass au Nunavut, l'équipe de recherche de David Gray piégeait les lièvres arctiques dans des cages à treillis métallique de type Tomahawk dotées de systèmes d'ouverture à porte simple et à double porte. Les pommes séchées se sont avérées l'appât le plus efficace.

Chaque lièvre était pesé, mesuré, marqué avec une couleur à l'aide d'acide picrique et pourvu d'une petite étiquette d'oreille colorée et numérotée du type utilisé par les fermiers sur les porcs. En employant les différentes combinaisons d'étiquettes de couleur dans une ou les deux oreilles, on pouvait reconnaître au moins 20 lièvres, même lorsque le numéro des étiquettes n'était pas lisible. Avec une lunette d'observation, il était possible d'identifier certains lièvres à une distance allant jusqu'à 2 km (1 mi) (dans de bonnes conditions de luminosité) et le numéro d'étiquette était lisible à une distance de 175 m (574 pi).

À l'automne 1986, 16 adultes et 4 levrauts ont été marqués. Ils représentaient presque 50 % de la population locale. En avril 1987, seuls deux lièvres arctiques ont été repérés; durant l'été, quatre qui étaient marqués et 10 qui ne l'étaient pas ont été observés. Deux autres lièvres ont été marqués en 1988 et en 1990.

Illustration 4) Un lièvre arctique pris dans un piège permettant de capturer un animal vivant.

Agrandir l'image.Un lièvre arctique pris dans un piège attend tranquillement d'être relâché.

 
Illustration 5) David Gray utilisant une lunette d'observation.

Agrandir l'image.David Gray observant des lièvres arctiques à l'aide d'une lunette d'observation à Sverdrup Pass au Nunavut en hiver.

Surveiller les lièvres

Le matériel de base pour observer les lièvres est une lunette d'observation ou un télescope binoculaire monté sur un trépied. Le trépied allonge la période d'observation éventuelle et libère les mains pour prendre des notes ou des photos. Le repérage des lièvres s'effectuait au moins deux fois par jour à partir d'un point surélevé, en escaladant en partie un glacier en hiver ou des collines en été.

Les observateurs surveillaient les lièvres arctiques à différents moments d'une journée de 24 heures, mais leurs efforts étaient concentrés sur les cycles d'alimentation actifs qui avaient lieu tôt le matin et en milieu d'après-midi. Durant la saison d'accouplement, le quart de nuit prenait plus d'importance parce que la fin de soirée et le petit matin sont des moments de choix pour l'accouplement. Après la naissance des petits, les heures d'observation estivales étaient déterminées en fonction de l'horaire d'allaitement des mères lièvres.

Notes prises sur le terrain

Les observations du comportement des lièvres ont été consignées dans des carnets de notes ou sur magnétophone. On transcrivait les notes dans des recueils de données. Lorsque cela était possible, les observations étaient enregistrées à l'aide de caméras 35 mm à téléobjectif et de caméras Super-8 ou 16 mm ou d'une caméra vidéo.

Illustration 6) Une photo aérienne avec carte superposée.
Enlarge image.Des photos aériennes de Sverdrup Pass furent utilisées pour repérer les mouvements et le domaine vital des lièvres arctiques.
   

 

 

 

 

Carte du site | Générique | Commentaires | Avis importants

Mise à jour : 2011-02-16
© Musée canadien de la nature, 2004. Tous droits réservés.
Un site créé par le Musée canadien de la nature, en collaboration avec ses partenaires.

Générique de l'illustration : 1) David R. Gray. 2) Connie Downs. 3) David R. Gray. 4) Heather Hamilton. 5) Jean-Louis Frund. 6) Photothèque nationale de l'air.