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Sur la piste
Un trait fascinant des lièvres
arctiques est leur tendance à se suivre
l'un l'autre sur des pistes établies.
Celles-ci sont particulièrement évidentes
sur l'île d'Ellesmere, où sans
doute des milliers de pattes ont piétiné et
usé la terre et même les roches
plus douces. En apercevant une colonie de lièvres
se déplacer en file indienne le long
de ces pistes, un explorateur a témoigné que
cela ressemblait à de longues cordes
blanches que l'on tirait par-delà la
montagne au fur et à mesure que les
lièvres disparaissaient.
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La répartition
La répartition
canadienne | Le domaine vital | Les
déplacements réguliers | Les déplacements des colonies de lièvres
La répartition canadienne
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Domaines du lièvre arctique (Lepus
arcticus), du lièvre polaire (Lepus
othus) et du lièvre
variable (Lepus timidus). |
Les lièvres arctiques (Lepus arcticus)
vivent au-dessus de la limite forestière en Amérique
du Nord et au Groenland. Au Canada, ils vivent dans les
toundras de Terre-Neuve-et-Labrador au sud-est, sur toute
l'étendue de la zone dénudée
jusqu'au delta du Mackenzie à l'ouest
(Territoires du Nord-Ouest), et au nord sur toutes les îles
de l'Arctique jusqu'à la pointe la plus septentrionale
de l'île d'Ellesmere au Nunavut.
L'observation la plus septentrionale d'un
lièvre arctique fut enregistrée en 1876 lorsqu'un
groupe de l'expédition polaire britannique
tomba sur la piste d'un lièvre arctique sur
la glace océanique, 27 km (17 mi) au nord de la
côte nord de l'île d'Ellesmere.
Le domaine vital
Un domaine vital est une région à l'intérieur
de laquelle un animal se déplace, normalement à la
recherche de nourriture David
Gray en a beaucoup appris sur le sujet lors de ses
recherches menées à Sverdrup Pass sur l'île d'Ellesmere. Les domaines vitaux
des individus se recoupaient énormément.
Les lièvres mâles les quittaient brièvement
lors de la saison du rut. Les domaines vitaux de lièvres
arctiques connus occupaient environ 2,5 kilomètres
carrés (1 mile carré).
Les déplacements réguliers
Bien que certaines sources fassent mention d'une
migration des lièvres arctiques, des études
plus récentes n'appuient pas cette hypothèse.
Il peut y avoir des déplacements saisonniers réguliers
dans certaines régions. Par exemple, à Rankin
Inlet au Nunavut, un certain nombre de lièvres se
déplacent du continent vers de plus petites îles à la
fin du printemps, avant la débâcle des glaces
de la baie d'Hudson. L'avantage de ce déplacement
réside dans le fait qu'il y a peu ou pas de
prédateurs sur ces îles.
À Sverdrup Pass vers la fin de l'hiver,
les déplacements normaux de lièvres arctiques,
en groupes ou seuls, varient considérablement
d'année en année. Des lièvres
qui sont à la recherche de nourriture pendant de
nombreuses heures peuvent couvrir une distance de plusieurs
kilomètres ou se déplacer à l'intérieur
d'une superficie d'un kilomètre carré.
Parfois, surtout lors de la saison des amours, des individus
effectuent des déplacements délibérés
allant jusqu'à 5 km en un
court laps de temps, et ce n'est pas pour se nourrir. De tels déplacements trouvent
probablement leur explication dans la recherche par les
mâles de femelles réceptives.
Les déplacements des colonies
de lièvres
Les groupes importants de lièvres ne se cantonnent
probablement pas dans un 'domaine vital du groupe';
il est probable que la colonie éliminerait rapidement
son approvisionnement en nourriture si elle ne couvrait
pas un territoire plus important.
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