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Texte : « Puijila » en caractères inuktituts. Puijila, le phoque qui marchait. Collage de photos : linaigrette de Scheuchzer, Eriophorum scheuchzeri; l'équipe de recherche sur le terrain; le fossile de Puijila darwini reconstitué; un rocher dans le cratère Haughton, deux paléontologistes tamisant des sédiments.
Texte : English.
Texte : le mot « Inuktitut » en caractères inuktituts syllabiques.
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Texte : Téléchargez les caractères inuktituts.
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Les expéditions

Le travail

Illustration 1) Natalia Rybczynski se tenant juste à l'intérieur de la lèvre du cratère Haughton.

Natalia Rybczynski à la recherche de fossiles sur la lèvre du cratère Haughton.

Quand la journée compte 24 heures de soleil, on pourrait presque travailler nuit et jour. Les membres de l'équipe essayaient toutefois de conserver un horaire de travail normal. Ils ont travaillé sous le soleil du soir à quelques occasions seulement.

Chercher des fossiles demande de marcher beaucoup. Au cratère Haughton, où se trouvait l'équipe, il fallait monter et descendre presque continuellement. La prospection peut gruger une grande partie d'une saison de terrain.

Natalia Rybczynski et Liz Ross travaillent dur au tamisage à sec.

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Une fois qu'on a repéré un site fossilifère, le travail consiste principalement à extraire les fossiles. On les collecte d'abord en surface. Heureusement, les sédiments du cratère sont meubles. Lorsqu'on commence à explorer sous la surface, on passe les sédiments au travers une série de tamis, dont les trous sont de plus en plus resserrés. Après chaque tamisage, on cherche les fragments d'os au fond de chaque tamis. Si l'éclairage est satisfaisant, on peut procéder à ces opérations sur le terrain. Il est toutefois préférable de réserver les tamisages des particules fines pour le laboratoire.

La majeure partie des sédiments du cratère peut être tamisée à sec. On met toutefois les sédiments agglomérés dans des sacs ajourés et on les trempe dans le ruisseau afin de dissoudre les mottes. Le VTT et la remorque dont disposait l'équipe se sont révélés très pratiques pour transporter les sacs de sédiments du site au ruisseau.


Illustration 3) Natalia Rybczynski et Liz Ross au bord d'un ruisseau, avec le camp en arrière plan.

Natalia et Liz Ross tamisant les sédiments dans l'eau du ruisseau près du camp.

Illustration 4) Mary Dawson et Natalia Rybczynski à table dans la tente-cuisine.

Mary Dawson et Natalia étudiant les fossiles dans la tente qui sert à la fois de cuisine et de laboratoire.


En 2007, les conditions favorables ont permis à Natalia Rybczynski et à sa collaboratrice Mary Dawsonde bien analyser le fossile le plus prometteur. Quand elles ont quitté le terrain cette année-là, elles savaient déjà qu'elles avaient découvert un nouveau mammifère préhistorique et qu'il s'agissait d'un carnivore aquatique.


Illustration 5) Arrangement de photos montrant diverses vues des principaux éléments du crâne de Puijila darwini. La boîte crânienne apparaît en haut. Spécimen NUFV405.

Grâce à ces photos grandeur nature du crâne de Puijila, Natalia et Mary ont pu savoir immédiatement, lors de la deuxième expédition, si elles avaient trouvé l'élément qui leur manquait. En posant la boîte crânienne sur ces photos, elles ont été ravies de voir que cela s'insérait parfaitement.

La découverte s'est révélée si considérable qu'elle a motivé une nouvelle expédition en 2008 pour tenter de mettre au jour la partie manquante de la tête : la boîte crânienne. Elle fut découverte quelques minutes après l'arrivée de l'équipe au site! Natalia Rybczynski avait des photos grandeur nature du fossile, qui lui ont permis de voir immédiatement comment la boîte crânienne s'insérait dans le reste du squelette. À la fin de la journée et même sans le matériel de laboratoire spécialisé, l'idée que s'étaient faite les chercheurs de la forme de la tête de l'animal s'était profondément modifiée.

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Illustration 7) Mary Dawson, Liz Ross et Natalia Rybczynski assises autour de la table devant la tente commune.