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Texte : « Puijila » en caractères inuktituts. Puijila, le phoque qui marchait. Collage de photos : linaigrette de Scheuchzer, Eriophorum scheuchzeri; l'équipe de recherche sur le terrain; le fossile de Puijila darwini reconstitué; un rocher dans le cratère Haughton, deux paléontologistes tamisant des sédiments.
Texte : English.
Texte : le mot « Inuktitut » en caractères inuktituts syllabiques.
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Texte : Téléchargez les caractères inuktituts.
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Plus près du phoque que de la loutre

Les caractéristiques des pinnipèdes

Bien que le squelette de Puijila darwini ressemble plutôt à celui de la loutre, certaines caractéristiques de son crâne indiquent qu’il est un parent ancien des pinnipèdes (phoques, otaries et morse).

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  1. Quatre incisives inférieures
    La plupart des carnivores possèdent six incisives inférieures (trois de chaque côté). Puijila en a quatre, comme les pinnipèdes modernes.

  2. Taille et position des molaires terminales supérieures
    Chez les pinnipèdes, les molaires terminales supérieures sont très petites et se rapprochent un peu du milieu du crâne. Normal chez les pinnipèdes, cet arrangement est rare chez les autres mammifères. Les molaires de Puijila présentent les caractéristiques de celles des pinnipèdes.

  3. Foramen infraorbital développé
    Le foramen infraorbital est un trou dans les os de la tête situé juste au-dessous de la cavité des yeux. Cette ouverture permet le passage des nerfs et des vaisseaux sanguins de l’intérieur de la tête vers le bout du museau et les vibrisses. Plus les structures du museau sont développées ou spécialisées, plus ce trou est grand. C’est le cas des phoques modernes, dont les vibrisses sont très développées (certains phoques peuvent sentir les vibrations que la proie imprime dans l’eau grâce à leurs vibrisses). Le grand foramen infraorbital de Puijila peut correspondre à la présence de vibrisses bien développées, ce qui suggère une sensibilité accrue du museau.

  4. Grands yeux
    Les phoques ont de grands yeux, ce qui leur permet de mieux voir leurs proies dans l’eau. Puijila ne plongeait pas en profondeur. Ses grands yeux pouvaient toutefois lui être utiles pour chasser dans l’eau, surtout pendant le sombre hiver arctique.

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Loin de la loutre

Ces caractéristiques se rencontrent chez d’autres carnivores. Mais ce n’est que chez les pinnipèdes qu’elles apparaissent toutes ensemble.

Les loutres, par exemple, possèdent un foramen infraorbital développé comme les pinnipèdes. Cependant, leurs yeux sont relativement petits et leurs molaires ne présentent pas les caractéristiques de celles des pinnipèdes.

Les loutres et les pinnipèdes ne sont que vaguement apparentés. Les loutres appartiennent au groupe des mustélidés, qui comprend aussi les belettes, les carcajous, les blaireaux et les moufettes. Les pinnipèdes représentent une lignée tout à fait à part. Les recherches  en cours détermineront où Puijila se situe dans l’arbre généalogique des pinnipèdes.

La ressemblance du squelette de Puijila avec celui d’une loutre est un exemple d’évolution convergente (lorsque des lignées non apparentées acquièrent le même trait biologique).

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Illustration 3) Natalia Rybczynski tient la boîte crânienne de Puijila darwini. Spécimen NUFV405.