Le fossile

Un morceau de côte de Puijila au moment de sa découverte au sol. Le morceau mesure environ 2 cm de longueur.
Reconstitution et imagerie 3D
Beaucoup des os de ce fossile ont été exhumés brisés. Par la suite, plusieurs ont été assemblés et collés avec un consolidant. C'est le cas notamment de certaines parties du crâne, sans oublier les os des pattes et les vertèbres.
Certains fragments étaient toutefois trop fragiles pour être assemblés. Heureusement, les paléontologues ont pu faire appel à la technique du balayage tridimensionnel pour effectuer une reconstitution virtuelle de Puijila.
La surface de presque tous les os a fait l'objet d'un balayage au Centre d'imagerie Arius3D du Musée canadien de la nature. La boîte crânienne a été traitée par tomographie par ordinateur dans un centre spécialisé (Center for Quantitative Imaging) de l'université de l'État de la Pennsylvanie. L'imagerie tridimensionnelle permet une reconstitution plus rapide et plus facile du squelette que le montage du spécimen. De plus, elle évite d'endommager les fragiles ossements.
Il est également possible de reconstituer les os manquants et de les intégrer à l'image virtuelle 3D. Pour ce faire, on procède à des comparaisons entre divers os de l'animal, puis entre le squelette de Puijila et ceux d'autres mammifères, actuels et fossiles.
En plus de tous ces avantages, le fait de visualiser le crâne en trois dimensions a permis à la paléontologue Natalia Rybczynski d'établir un heureux rapprochement entre le crâne en 3D et celui de pinnipèdes marins fossiles déjà connus. Cette ressemblance appuie l'hypothèse voulant que Puijila appartienne au groupe des Pinnipèdes.
Le balayage 3D peut aussi servir à des reconstitutions physiques qu'on appelle des « impressions 3D ». Une « imprimante » produit des copies de l'os en alternant des couches de poudre et de liant, qui s'agglutinent pour former un solide. On a présenté un de ces modèles à l'exposition spéciale Mammifères insolites. (Visionnez une vidéo montrant la création d'une impression 3D.)

Un nouveau fossile pour le Nunavut
Le fossile de Puijila darwini est la propriété du gouvernement du Nunavut (le territoire le plus septentrional du Canada). Le matériel paléontologique découvert au Nunavut appartient au gouvernement territorial. Celui-ci en a confié la gestion au Musée canadien de la nature à Ottawa. L'équipe du projet responsable des fouilles et de l'étude du spécimen Puijila relève également du Musée.









