Il existe 22 espèces de lémuriens modernes qui vivent toutes dans les régions boisées de Madagascar et des îles Comores. Leur taille varie énormément : le microcèbe pèse 66 g (2,3 oz), tandis que l’indri atteint 10 kg (22 lb).
On a trouvé des mococos ou lémurs fossilisés en Europe, en Asie et en Amérique. Ce petit primate a très peu changé en 50 millions d'années. On le croit apparenté aux premiers ancêtres de l'humain.
Les mococos ont la tête du renard et les mains et les pieds du singe. Comme la plupart des primates, ils ont le pouce opposé aux autres doigts, et il en est de même pour le gros orteil. (L’humain est aussi un primate, mais il n’a pas le gros orteil opposé aux autres doigts de pied). Les mococos passent la plus grande partie de leur temps dans les arbres. Leur régime alimentaire se compose surtout de feuilles, de fruits, d’insectes et de lézards. Quand ils cherchent leur nourriture, ils émettent des cris stridents qui se répercutent dans la forêt.
Les mococos, qui se distinguent par leur queue striée noire et blanche, comptent parmi les makis les mieux connus. Ils se réunissent en bandes de 12 à 24 individus organisés autour d’un noyau de femelles adultes avec leurs petits. Un ou plusieurs mâles adultes viennent périodiquement se joindre à la bande.
Chez les makis macaques, le mâle est noir, mais la femelle arbore un pelage rouille éclatant agrémenté d’une mince bande blanche au bas du cou et sur les côtés de la tête. Ces lémurs pèsent entre 2 et 3 kg (entre 4,5 et 6,5 lb) et leur queue touffue, qui représente environ la moitié de la longueur totale de l’animal, les fait paraître plus gros.
Le maki macaque vivait jadis dans le nord-ouest de Madagascar. Des tabous interdisaient de le tuer, mais comme les forêts ont cédé le pas aux plantations, cette protection a pris fin et l’on s’est mis à l’empoisonner ou à l’abattre parce qu’il était nuisible. De nos jours, cette espèce en voie de disparition ne se trouve plus que dans une région restreinte de Madagascar et dans deux îlots au large de la côte nord-ouest du pays. Une réserve forestière naturelle l’abrite dans l'un de ces îlots. Le maki macaque est protégé par la loi et le commerce international est surveillé avec vigilance. Par contre, dans les zones de plantations où il abonde encore, sa capture pour les jardins zoologiques est autorisée.
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