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En 1969, Don McAllister, alors conservateur des poissons du Musée, a demandé que l'on achète un spécimen de coelacanthe à des fins de recherche et d'exposition. Il voulait vérifier si une seconde espèce, autre que le Latimeria chalumnae, avait été correctement identifiée. Le spécimen de l'espèce moderne pourrait alors être comparé à la collection de fossiles de coelacanthes du Musée.
Des spécialistes ont tiré des clichés aux rayons-X de l'animal et l'ont mesuré avec soin, puis ont comparé leurs données à celles du Musée d'histoire naturelle de Paris et de l'American Museum of Natural History, qui possèdent onze spécimens de coelacanthe. Ils ont aussi procédé à l'analyse des caractéristiques numériques, c'est-à-dire les caractéristiques physiques de l'animal, comme le nombre de rayons de la nageoire ou le nombre d'écailles.
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Photographies prises en 1969, quelques instants après que Don McAllister eut sorti le coelacanthe de la solution aqueuse de formaldéhyde à 10 p. 100 dans laquelle le poisson était conservé.
Catalogue : CMNFI1969-0112 |
McAllister et son collègue de recherche, Clarence Smith, de l'American Museum of Natural History, ont conclu qu'il n'y avait (à l'époque) qu'une seule espèce de coelacanthe moderne et ils ont étayé leur hypothèse dans un article publié dans Le Naturaliste Canadien en 1978.
On a établi que la population découverte des décennies plus tard représentait une espèce différente et par conséquent, on l'a nommée Latimeria menadoensis en 1999.
McAllister a été le premier chercheur à proposer comme hypothèse que le mystérieux organe rostral était un électro récepteur. L'organe en question est une cavité remplie d'une substance gélatineuse qui s'ouvre par des pores situés de part et d'autre du museau. Bien que la profondeur de l'habitat de cette créature et le fait qu'il est difficile de la garder en vie lorsqu'on la remonte à la surface aient compliqué l'examen de cet organe, les études réalisées jusqu'à présent tendent à appuyer cette théorie. |