Il est illégal de collectionner des spécimens de cet animal et la plupart des observateurs croient que les trois ou quatre individus qui font surface chaque année sont pêchés par accident.
À ce qu'on sache, le coelacanthe n'a jamais été recherché par les pêcheurs; il ne sert pas non plus à la consommation humaine. Dans la région des Comores, il arrive qu'il se prenne aux lignes que les pêcheurs jettent à l'eau, depuis leurs pirogues à balancier, pour prendre l'eulakane. Ils se servent de ce poisson pour faciliter la digestion et traiter les symptômes de la malaria. À l'extérieur de cette région, les coelacanthes remontés à la surface s'étaient pris dans des filets.
Des mesures ont été prises pour inciter les habitants des Comores à pêcher hors du territoire des coelacanthes. Des pays étrangers leur ont fourni des leurres et des canots motorisés, mais cette mesure ne fit qu'un temps puisque les fonds nécessaires à la poursuite du projet n'ont pas été renouvelés. Comme le revenu moyen des résidents des Comores était d'environ 30 $ US par année en 1987, il ne faut donc pas s'étonner qu'ils n'aient pas eu les moyens de continuer et qu'ils soient bientôt revenus à leurs anciennes pratiques.
Les chercheurs qui étudient le coelacanthe tentent maintenant d'éviter la disparition d'une espèce que l'on a redécouverte il y a à peine 60 ans, mais qui existe depuis plus de 305 millions d'années. |