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Texte : nos trésors préféres. Photo : Diamant Montage d'images : crâne fossilisé d'un Daspletosaurus torosus CMNFV8506; illustration d'un Nicrophorus sayi; fleurs de saxifrage à feuilles opposées.
Introduction Animaux Fossiles Minéraux Plantes et lichens Crâne d'un Daspletosaurus torosus CMNFV8506. English

Coelacanthe moderne, Latimeria chalumnae

Le coin du collectionneur

Le Musée canadien de la nature conserve son coelacanthe dans l'alcool éthylique. On l'a d'abord plongé dans une solution aqueuse de formaldéhyde à 10 p. 100 parce que le formaldéhyde détruit les bactéries, interrompt tous les processus biologiques et raidit le spécimen. L'alcool éthylique est l'agent de conservation de longue durée dont se sert le Musée pour la plupart de ses spécimens humides.

Coelacanthe, Latimeria chalumnae CMNFI1969-0112.

Coelacanthe moderne de l'espèce Latimeria chalumnae
Catalogue : CMNFI1969-0112

En raison de leur habitat peu étendu et du nombre limité de spécimens toujours vivants, toutes les espèces de Latimeria sont protégées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Fricke et ses collègues évaluent la population de coelacanthes des Comores à environ 500 individus. La découverte du banc indonésien est donc une bonne nouvelle puisqu'elle laisse augurer l'existence d'autres populations entre ces deux sites, qui feront l'objet de recherches lors d'expéditions ultérieures.


Il est illégal de collectionner des spécimens de cet animal et la plupart des observateurs croient que les trois ou quatre individus qui font surface chaque année sont pêchés par accident.

À ce qu'on sache, le coelacanthe n'a jamais été recherché par les pêcheurs; il ne sert pas non plus à la consommation humaine. Dans la région des Comores, il arrive qu'il se prenne aux lignes que les pêcheurs jettent à l'eau, depuis leurs pirogues à balancier, pour prendre l'eulakane. Ils se servent de ce poisson pour faciliter la digestion et traiter les symptômes de la malaria. À l'extérieur de cette région, les coelacanthes remontés à la surface s'étaient pris dans des filets.

Des mesures ont été prises pour inciter les habitants des Comores à pêcher hors du territoire des coelacanthes. Des pays étrangers leur ont fourni des leurres et des canots motorisés, mais cette mesure ne fit qu'un temps puisque les fonds nécessaires à la poursuite du projet n'ont pas été renouvelés. Comme le revenu moyen des résidents des Comores était d'environ 30 $ US par année en 1987, il ne faut donc pas s'étonner qu'ils n'aient pas eu les moyens de continuer et qu'ils soient bientôt revenus à leurs anciennes pratiques.

Les chercheurs qui étudient le coelacanthe tentent maintenant d'éviter la disparition d'une espèce que l'on a redécouverte il y a à peine 60 ans, mais qui existe depuis plus de 305 millions d'années.


<Où peut-on en trouver?

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    Coelacanthe moderne, Latimeria chalumnae.
Une histoire fascinante
D'ou vient le nom?
Où peut-on en trouver?
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